Actualité de la châtaigne d’Ardèche

Plan de relance de la châtaigneraie en Ardèche

Grâce au travail réalisé autour de l’Appellation d’Origine Protégée, la demande en châtaigne d’Ardèche se développe, alors que les castanéiculteurs ont connu une succession de récoltes déficitaires du fait de mauvaises conditions climatiques, mais aussi du vieillissement du verger.

C’est pourquoi, la Chambre d’Agriculture pilote un projet de relance de la production ardéchoise en partenariat avec notamment le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche. L’objectif est la réhabilitation ou la plantation de 2 000 ha de châtaigneraie à échéance de 10 ans (le territoire du parc compte 35 000 ha de châtaigneraie, dont seulement 5 000 ha sont aujourd’hui exploités en vergers). Ce programme vise à favoriser de nouvelles plantations ou la remise en production de vergers abandonnés, notamment par la taille des arbres ou de nouveaux greffages. Un travail important est également réalisé pour mettre en relation des propriétaires privés de châtaigneraies à l’abandon et des agriculteurs souhaitant agrandir leur exploitation.

Plus d'information : Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche (04 75 36 38 60 - cdemene@parc-monts-ardeche.fr) et Chambre d’Agriculture de l'Ardèche (04 75 20 28 00 - contact@ardeche.chambagri.fr)

Lutte contre le Cynips

Le Cynips du châtaignier est une petite guêpe de quelques millimètres, considéré au niveau mondial comme le ravageur parasite majeur de la production de châtaignes.
Originaire de Chine, il s’est déplacé notamment au Japon et en Corée pour atteindre l’Italie en 2002.

Le périmètre de vol de ces insectes est estimé à une quinzaine de km. La propagation se fait aussi par le transport par l'homme de plants ou de greffons, ou de l’insecte lui-même. Les châtaignes, elles, ne sont pas porteuses du parasite. Le Nord de l’Italie fut la première région européenne touchée par le cynips. Le parasite, observé pour la première fois en Ardèche en 2010, se propage actuellement dans toute l’Europe. Aujourd’hui il n’existe pas de méthode de lutte phytosanitaire ou sylvicole adaptée contre ce ravageur.

Seule la lutte biologique est efficace. Elle se fait avec l’introduction du Torymus sinensis, parasitoïde naturel du Cynips très efficace, mais long à produire des effets. C’est un insecte de taille comparable. Une fois lâché, il colonise les châtaigneraies infestées et empêche la reproduction du Cynips.

Cette lutte biologique a été mise en place en Ardèche dès les premières observations de Cynips. La forte mobilisation des castanéiculteurs et des structures associées (SDCA, CICA, INRA, Chambre d’Agriculture, CTIFL ...) a permis d’organiser des lâchers dès 2011.

Des fonds récoltés notamment grâce à un appel aux dons, a permis de réaliser des lâchers massifs de Torymus en 2015 et 2016. Les effets sont déjà perceptibles dans certaines communes et va augmenter d’année en année à mesure que le Torymus se multiplie. Il ne va pas éradiquer entièrement le Cynips, mais le réguler. Un équilibre va s’établir entre le parasite et son prédateur, permettant ainsi de revenir à de bons niveaux de production de châtaignes, d’ici quelques années.

Plus d’information sur www.cynips-chataigne-ardeche.com

Reconnaissance européenne en AOP

Le 14 janvier 2014, le Journal Officiel des Communautés européennes enregistrait la Châtaigne d’Ardèche en Appellation d’Origine Protégée (AOP). Cette reconnaissance au niveau européen était nécessaire pour que perdure la protection de la dénomination Châtaigne d’Ardèche. En effet, la reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), acquise en 2006 au niveau national, devait être validée par l’Europe.

Le cahier des charges reste identique et garantit un fruit de qualité issu de variétés anciennes des montagnes ardéchoises, le tout contrôlé par un organisme externe.

Plus d’information sur http://www.chataigne-ardeche.com